Une maison à colombages, sise à Tours




revu le 27 décembre 2002


Plan : I. les groupes symboliques - II. Analyse - III. le panneau I : l'homme à l'écot - le prêtre ou l'ermite - IV. le panneau II : les natures soufrées - la mère folle - entre chien et loup V. le panneau III : le lion rouge et (a)lumen - un reste de lion vert -

Nous devons à nouveau à la perspicacité de notre ami Alain Mauranne l'invention d'une nouvelle demeure philosophale. Il s'agit d'une maison sise à Tours, dépendant du quartier Colbert, occupée actuellement par des restaurateurs, appelée le « Franglais », 25-27 rue Colbert. Cette maison rejoint la manoir de la salamandre, à Lisieux, et la galerie boisée, à Besançon.
 
 

panneau I

panneau II

panneau III

FIGURE I
(vue panoramique des colonnes de la maison à colombages)

I. Les groupes symboliques

Trois groupes peuvent être distingués :

1)- le panneau I, à gauche, montre un homme tenant un bâton, l'air un peu las ; il porte un habit jaune orangé ainsi qu'à la taille une ceinture torsadée. Il paraît regarder humblement le sol. A droite, un personnage vêtu d'une robe de bure, peut-être un pèlerin, tenant de sa main gauche un bourdon ; il porte en outre une besace sur sa droite. Au centre, un étrange dispositif qui tient à la fois de la fontaine, de l'athanor et composé de trois parties ; entre ces trois sous ensembles, des feuilles d'acanthes sont disposées ça et là ; le tout sur font rouge.

2)- le panneau II est plus complexe ; on distingue un sous groupe à gauche, où un couple est disposé, avec à gauche un homme jeune, d'allure majestueuse portant un habit clair, et revêtu d'un manteau rouge pourpre ; il porte à sa ceinture une bourse qui semble pleine de quelque monnaie. A sa droite, une jeune femme, vêtue d'une robe plus claire, qui rappelle l'habit porté par le personnage de gauche du panneau I. Sa chevelure, superbe, rappelle une belle toison dorée. Quelle n'est pas notre surprise de voir cette belle jeune femme surplombée par une tête de femme âgée, yeux clos, semblant comme satisfaite et désormais se reposant d'un devoir accompli. Lequel ? Rien ne permet de le deviner. Il est notable que ce couple adopte une attitude de prière respectueuse où l'on devine à la fois de la force et de la patience...A droite, un chien dans une attitude de défense évidente, qui semble protéger ce couple, occupé manifestement à des besognes spirituelles. Au centre de la fenêtre, le même dispositif, tenant à la fois de la fontaine et de l'athanor.

3)- le panneau III paraît plus simple, puisqu'on y distingue qu'une seule moulure : il s'agit d'un lion tenant une lanterne, rappelant l'un des jeux de mots que rapporte Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales : « au Lion d'or » ; précisons que ce n'est pas une cabale hermétique de haut niveau mais une simple détente spirituelle. Surmontant ce lion, un animal qui pourrait être une salamandre...

conclusion : cinq sous ensembles sont donc à analyser, qui permettent de récapituler presque tout le magistère ; rappelons, de gauche à droite : un homme jeune, à l'écot ; ensuite un homme déjà âgé, peut-être un prêtre ou un ermite ; puis un couple où dominent deux couleurs : le rouge et le blanc [encore que cela soit un peu forcé, mais la figure I donne bien à voir les palettes de couleur]. Nous avons ensuite une tête de femme âgée ; puis un chien. Enfin, un lion et peut-être, une salamandre.

II. Analyse.

Tous les grands alchimistes professent que l'oeuvre se fait par le seul Mercure et que la prima materia est unique. C'est exact en un sens mais faux pour qui n'est pas au fait des textes anciens. Et là, déjà, les vieux alchimistes comment à ruiner les espérances vaines des mercantis et des gens de peu de foi [entendez par là, de peu d'esprit ce qui, en alchimie, est à très peu près la même chose...]. Au travers de nos études de symbolisme alchimique et de l'analyse de nombreux traités, il apparaît que la vision développée apparamment par les textes est trompeuse : qui croirait que d'une substance on puisse réaliser la Pierre ? Mais quelle pierre ? Répondre de but en blanc à cette question n'est pas possible et nous sommes contraints ici à prendre un peu de retraite, au vu de ce que nous avons déjà expliqué ou explicité ailleurs. Mais dans l'ensemble, les alchimistes, s'ils n'ont écrit que sur une matière, sont partis de trois principes : le Mercure, le Sel et le Soufre. Ces principes résultent d'une combinaison particulière des Quatre Eléments [à comprendre avec un grain de sel]. Personne, à notre sens, n'a mieux parlé de ces éléments que Chevreul, dans son Résumé d'une Histoire de la Matière, auquel nous renvoyons donc nos lecteurs. Et de ces éléments, les hermétistes se sont servis comme d'une argile que l'on peut mouler en sorte d'en réaliser toutes sortes de formes et toutes sortes d'images : c'est ainsi que se présentent non seulement les textes alchimiques, mais encore de façon plus large, les demeures philosophales. Ces images éidétiques ne peuvent être comprises que par un esprit qu'anime nécessairement une certaine qualité d'imaginaire, assez proche de celui qui est nécessaire à la compréhension de la musique [cf. Celibidache]. Il résulte de tout cela que les demeures philosophales ne le sont, en général, que par prétexte ; sous ce rapport, les critiques qui n'ont vu dans la trilogie fulcanelienne qu'une interprétation alchimique n'ont rien compris aux écrits du dernier grand alchimiste de la tradition hermétique : ils n'y ont vu que du feu, ce qui par cabale, est déjà une approche louable, mais la forêt leur a caché le chêne séculaire et son kermès minéral. Aussi bien le lecteur devra-t-il considérer que la demeure que nous examinons ici ne ressortit aucunement de la tradition hermétique, mais que, dans le même temps, il est très facile, vu les représentations qui y sont exposées d'y voir de troublantes analogies avec les symboles de l'Art sacré. Car il faut y voir les véritables hiéroglyphes de la langue traditionnelle, de celle que Fulcanelli définit par l'expression « Art Goth ».

III. le panneau I

1. partie gauche : l'homme à l'écot
 
 
Nous retrouvons un thème qui nous familier : celui de l'homme à l'écot. Ce thème apparaît déjà dans la demeure de la salamandre, à Lisieux et dans la boiserie sculptée du saint Esprit, à Besançon. C'est la représentation de l'arbre sec de Fulcanelli, dont le lecteur trouvera toute explication dans la section sur la salamandre de Lisieux et le dragon de Besançon. Examinons à présent la ceinture torsadée. C'est une indication sur le feu secret, puisque le glaive torsadé est en fait présenté ici en deux parties : l'écot qui forme sa partie fixe et la ceinture qui forme sa partie volatile. Dans son Théâtre de l'Astronomie terrestre, E. Kelly avait fait dessiner une gravure où l'on voit un bocal, ceint d'une telle torsade en paille, au fond duquel on voit Mercure, Mars et Saturne. Eh bien, ici Mars est cet écot, Saturne est cette ceinture, et Mercure est ce personnage. On peut en voir un équivalent dans le christophore de l'Hôtel Lallemant, cf. Tarot alchimique. En somme, l'écot représente le Soufre dissous en cendre, qui n'attend qu'un appel de la Vierge noire pour reverdir et fleurir.

2. partie droite : le prêtre ou l'ermite
 
 
C'est l'image du prêtre ou de l'ermite. C'est le même écot que tient ce personnage, mais nous observons qu'il a vieilli en âge et en sagesse. Sa foi profonde, son esprit puissant ont fortifié son espérance et lui ont appris les vertus cardinales de la patience et de la persévérance. Sur l'ermite, cf. le Tarot alchimique. Sur les vertus que nous évoquons, cf. Gobineau. Ce prêtre évoque le premier Mercure, c'est-à-dire la Prudence [cf. Gardes du Corps de François II]. Là encore, on voit la parenté avec l'ermite, muni de sa lanterne, qui fait partie d'un panneau sculpté de l'Hôtel Lallemant à Bourges [cf. Mystère des Cathédrales].

IV. Le panneau II

1. partie gauche : les natures soufrées - la mère folle
 
 
C'est Tristan et Iseut. Le couple alchimique. Le Soufre et le Sel ; et les deux principes de l'oeuvre. Fulcanelli a décrit ce groupe lors de l'examen d'un autre caisson de l'Hôtel Lallemant à Bourges. La tête de vieille femme que l'on aperçoit au-dessus de la tête blonde d'Iseut est équivalente à la tête du roi Marc, roi de Cornouailles, qui est représentée dans un arbre. Au vrai, cet arbre ne cesse d'être peint ici sous les dehors des feuilles de chêne parsemées sur ce fond rouge brique. Mais il convient de se défier un peu de Fulcanelli quand il assure que ce groupe correspond à la fabrication du Lion vert. Ce Lion sera envisagé plus tard ; ce que nous voyons ici, ce sont les Soufres dépurés, à peu près comme ils apparaissent dans le signe des Gémeaux [cf. zodiaque alchimique]. Mais ce qui manque dans cette scène, ce sont les moyens d'action sur ces Soufres que l'Artiste doit disposer dans son athanor. Par chance, E. Canseliet, dans ses Etudes de symbolisme alchimique, nous a décrit des fioles que l'on propose à Tristan : 

« La première estoit pleine d'huile de
Talc, l'autre de Poudre de projection, et la dernière d'Or potable...» [les Estats de la Lune, De Cyrano Bergerac]

La première fiole est pleine d'huile de talc. C'est cette huile qu'on a recherché en vain dans l'huile de talc rouge ; Lefèvre nous en parle dans son cours de Chymie ; cf. aussi la section du Mercure de nature. Berthelot reparlera du talc lors des procédés de coloration artificielle de pierres précieuses, à propos du comaris. Mais, comme nous avons eu l'occasion de le dire ailleurs, c'est d'un talc bien spécial qu'il s'agit. C'est Michel Maier qui a presque dévoilé ce secret si bien gardé, dans l'emblème XXII de l'Atalanta fugiens :

« Au sommet des montagnes, même l’été, on observe parfois des neiges et très souvent des nuages qui, à la façon d’une vapeur ou d’une eau, lavent le plomb noir et le changent en blancheur. Au fond des vallées, dans leur creux, on trouve des cristaux de glace congelés et durcis, en même temps que la pierre spéculaire et le talc dont l’usage est recommandé pour la blancheur et l’agrément du teint, si l’on en fait une huile. Mais l’on y trouve surtout un clair Mercure qui court ; bien préparé, il guérit Saturne de ses taches et le porte sur le trône de Jupiter. »

Il faut lire attentivement ce passage. On saura alors que l'on a affaire au « miroir du monde », c'est-à-dire au verre de terre dont nous parlent de façon confuse bien des textes ; certains évoquent le lion de terre [kamai leon] pour le distinguer. En somme, c'est dire par là que l'Artiste doit se mettre en quête d'une terre double, qui soit à la fois riche en calcaire et en silice ; c'est nommer l'aliment du Mercure et son lien. Observez enfin que les yeux des deux personnages sont fermés : le rapprochement est aisé à faire entre cette apparence mystérieuse et l'une des Vertus que l'on aperçoit au portail central de Notre-Dame : la Philosophie, que Fulcanelli pense être l'Alchimie, avec son livre ouvert et son livre fermé, c'est-à-dire son Mutus Liber. Mais là, les anges sonnant du buccin sont remplacés par le chien que l'on verra infra. La tête de vieille femme rappelle les anciennes origines du premier Mercure : c'est, au vrai, la mère folle dont parle Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales [I, p. 422]. Cette mère folle est encore appelée vierge folle, parce qu'elle possède tous les caractères du premier Mercure : le souci de l'Artiste doit être ici de dompter ce Mercure - les boeufs de Géryon, cf. Fontenay - en sorte de le tourner du bon côté - l'Ouest - c'est-à-dire vers le Jardin des Hespérides.
C'est le premier pas vers l'assation ou coagulation progressive de l'eau mercurielle dont on remarque la première trace dans la couleur dorée de la chevelure de la jeune femme qui ressemble à une toison d'or. Voyez sur cette belle chevelure ce que nous avons écrit, au commentaire de l'emblème XLVII de l'Atalanta fugiens. Enfin, cette tête offre des caractères qui la rapproche évidemment de la figure de Junon.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2. partie droite : entre chien et loup

C'est un chien. Animal admirable, le plus vieil ami de l'homme, celui qui ne peut tromper son maître, qui l'aime jusqu'à en mourir, qui est malheureux dès qu'il est séparé de lui. C'est, en somme, l'ombre de l'Artiste. Mais, en alchimie, le chien tient un rôle qui est encore, s'il était possible, plus important que ne l'admet le sens commun.
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Artephius dit que deux chiens sont bons à l'oeuvre : celui qui vient du Corascène et celui qui vient d'Arménie ; c'est un mâle pour l'Est et c'est une femelle pour l'Ouest. On en déduit que le canidé mâle peut désigner un métal et la femelle, un minéral. Dans la Tourbe, il est dit qu'un loup vient de l'Orient et un chien de l'Occident. Le chien du Corascène peut donc être assimilé au loup d'Orient. Notons d'ailleurs que les alchimistes ont fait miroiter monts et merveilles en faisant du loup la stibine, avec son régule étoilé, alors qu'il faut bien plutôt y voir un grappin, un mors, qui freine, arrête, c'est-à-dire qui fixe : c'est donc l'agent de liaison du Mercure, l'artifice fulcanellien qui permet de retenir au feu une substance qui aurait dû se volatiliser depuis longtemps au 4ème degré de feu. Voici ce qu'en dit un vieil auteur, déjà cité par le pseudo-Flamel : Lambsprinck.

« Alexandre de Perse écrit librement
Que le Loup et le Chien se trouvent dans la Vallée
Pourtant il nous est montré par le Sage
Que chacun des deux a sa propre origine,
Car c'est de l'Orient que vient le Loup
Et de l'Occident sort le Chien.
Ils sont tous deux pleins de jalousie mutuelle,
Furieux, enragés, féroces jusqu'à la démence.
L'un prive l'autre de sa vie
Et de leur combat est produit le grand Venin.
Mais si, de nouveau, ils retournent à la vie,
Alors, véritablement, il se fait de leur résurrection
La plus haute Médecine et la meilleure Thériaque
Qui puisse être trouvée sur la terre.
Aussi a-t-elle réjoui tous les Sages
Et ils en ont remercié Dieu
Lui en rapportant et l'honneur et la louange. »

Nous avons déjà annoté ce passage mais il revêt ici une importance particulière, en raison de la proximité immédiate des agents Soufrés sur le panneau gauche de boiserie. Le thème a été repris et développé par Michel Maier, dans l'emblème XLVII de l'Atalanta fugiens. Il n'est pas sans intérêt que le thème du chien et du loup débouche, en alchimie, sur celui de la Vierge. Le rapprochement avec les éléments du panneau gauche n'en sont donc que plus importants à noter.

V. le panneau III : le lion rouge - une trace de lion vert

Nous avons gardé, mais c'est une pure coïncidence, le meilleur pour la fin.
 
 
A première vue, on verra ici l'enseigne banale, classique, d'une taverne : AU LION D'OR. Mais l'hermétiste observera des détails qui lui permettront de faire d'utiles remarques. D'abord, il faut rappeler au lecteur novice qu'il existe deux lions au royaume d'alchimie : le lion vert et le lion rouge. Quantité d'ouvrages y ont été consacrés et il n'est pas une page de ce site où nous ne parlions, pratiquement, du félin royal. Nous ferons remarquer uniquement, par souci de clarté et de simplicité, que le lion vert désigne le Mercure « verd », prison de « verre » du Soufre encore corrompu, avant sa dépuration, marquée par le suin ou fiel de verre [cf. Morien à Calid]. Ce lion vert représente le premier dissolvant de l'alchimiste, que Fulcanelli nomme le fou de l'oeuvre ou encore la mère folle ou la vierge folle. Il a été appelé « fou » par les Adeptes, car il est, en ce premier état, incontrôlé : il requiert l'infusion des substances soufrées, qui se transforment progressivement en colombes - celles du Philalèthe - d'où le surnom, sans doute de cette demeure dite à « colombages », construction en pan de bois. Notons, par parenthèse, que le vaisseau dans lequel les alchimistes préconisent de travailler les matières, est de chêne creux [cf. Figures Hiéroglyphiques]. Lors de l'infusion des Soufres, le lion vert va se transformer progressivement en lion rouge, qui est le véritable Mercure philosophique, le précédent n'étant que le Mercure des philosophes : là encore, les Adeptes n'ont guère eu à se forcer la main pour induire en confusion les mercantis et les gens de peu d'esprit...mais passons ! Notre lion, ici, de couleur rouge brique, semble repus, satisfait et surtout, semble fasciné par une lanterne qu'il tient entre ses pattes. Or, cette lanterne [lumen], nous l'avons déjà observée bien des fois : citons l'Atalanta fugiens [emblème XLII] ; les caissons de l'Hôtel Lallemant à Bourges ; ceux du palais Jacques Coeur, qui est supposé avoir possédé la pierre philosophale ; l'Ami de l'Aurore de l'artiste Lintaut, etc., etc. Cette lanterne ou, si l'on préfère, cette lumière, c'est celle de l'astre rayonnant dont il faut capturer un rayon igné en forme d'éclair pour l'incorporer à une forme unique dont la nature est révélée par cabale : si l'on tient compte de la proximité entre lumen et (a)lumen, il est facile de deviner quelle est la matrice, la toison, le christophore, que l'Artiste doit employer. Mais notre lion de bois est comme le lion de pierre de Notre-Dame de Paris : il garde jalousement son secret [l'arcanum] ; il a eu aussi la chance de moins souffrir des vicissitudes du temps que son homologue fait de calcaire, que chante Fulcanelli dans son Mystère des Cathédrales.
Nous souhaiterions, pour finir, aborder un dernier sujet dont, hélas, on aperçoit qu'une partie. Il est difficile de dire si nous avons affaire à un chien, à une salamandre, ou plutôt à un cynocéphale ; car une partie de la tête de cet animal ci-contre tient du chien tandis que le museau pourrait tenir du singe. Quoi qu'il en soit, il s'agit probablement d'une chimère et cela doit nous suffire. Chimère, monstre engendré par Echidna, est cousin de Typhon, envoyé par Junon pour empécher Latone de toucher terre et de mettre au monde les deux enfants de l'Art. Et Typhon est aussi l'anagramme de Python, le serpent monstrueux que Cadmos cloua contre un chêne grâce au glaive miellé... Mais tout cela a déjà été dit ailleurs. Bref, il faut voir en cette probable chimère comme un résidu du vieux Mercure, c'est-à-dire du Lion vert, avant sa transformation radicale.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Comme d'habitude lorsque nous étudions une vieille demeure philosophale, c'est avec regret que nous prenons congé de ce bois couleur rouge brique, tout à fait extraordinaire, et il faut encore une fois remercier notre ami Alain Mauranne de sa rare perspicacité, puisque la maison à colombages de Tours revêt les principaux arcanes du grand oeuvre alchimique.