Hommage à Scott Ross


revu le 11 octobre 2009


Plan : I. Introduction - II. La mesure de Scott Ross - III. Résurgence -


I. Introduction

Je m’apprêtai à rédiger quelques pages sur Scott Ross, quand j’ai lu la dernière livraison de la revue Répertoire [
n° 144, mars 2001]. J’y ai trouvé un site absolument remarquable, réalisé par un facteur de clavecin, Michel Proulx. Une partie de son site est consacré à Scott Ross1.


Scott Ross
(photo Jacques Sarrat ; 2ème parution du CD Frescobaldi, EMI, 1989, Virgin 1997 -
la photo a été prise au château d'Assas)

Je ne peux donc que conseiller au lecteur intéressé de se rendre sur ses pages. Pour ma part, je me bornerai à quelques réflexions. C'est à l'occasion de la parution en 1988 de l'intégrale des sonates de Domenico Scarlatti que je fis connaissance pour la première fois de l'univers baroque et que j'appris à écouter le clavecin. On se fait en général une idée fausse de Domenico Scarlatti à cause d'un malentendu - au sens propre du terme - causé par les sonates les plus brillantes qui ne sont pas les plus belles, loin s'en faut. L'ensemble du corpus a été enregistré par Scott Ross de juin 1984 à septembre 1985. Cinq clavecins ont été utilisés pour cette intégrale. D'abord un clavecin italien, signé Jean-Louis Val, pour les sonates k32 à k932 sauf les sonates k80 et de k88 à k91, enregistrées sur un David Ley [il s'agit en fait de sonates en trio]. On trouve ensuite quatre clavecins français à 2 claviers [2 x 8', 1 x 4'] : Willard Martin, de k1 à k30 [il s'agit des Essercizi, d'abord enregistrés chez Stil sur l'Anonyme du château d'Assas]  et de k189 à k267 ; Anthony Sidey de k94 à k188 puis de k356 à k555 ; un William Dowd-Reinhardt Von Nagel de k268 à k355 ; enfin le David Ley dont il vient d'être fait mention. Trois sonates ont été enregistrées à l'orgue de Saint Guilhem-le-Désert : k287, 288 et k328. Les sonates ont été enregistrées dans cinq lieux différents : d'abord à la chapelle du château d'Assas : k1 à k30 puis k219 à k267 ; puis à Radio-France, studio 103 : k31 à k40 et k61 à k188 et k268 à k365 puis studio 106 : k41 à k60 et enfin studio 107, de k372 à k555. Les sonates k356 à k371 ont été enregistrées à la salle Tinel de la chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Voila ce qu'on pouvait lire dans la revue Compact [n°55, 1990] à l'occasion de la critique des meilleurs CD 89-90 :


L'intégrale Scarlatti en 34 CD (cf. III. Résurgence)

"Scott Ross nous a quitté voici un an. Auparavant, il avait signé une impressionnante intégrale des 555 [...] sonates de Scarlatti, coffret monumental [Erato 2292-45423-2 WEA] et d'une rare richesse. Pour rendre ces oeuvres plus accessibles [...] à un vaste public, Scott Ross avait commencé à en sélectionner les plus belles et les plus intéressantes pour les publier dans un coffret de deux CD. La mort l'a empêché de terminer le travail. [...]"

Ce qui est le plus appréciable immédiatement, pour qui n'a pas une connaissance approfondie de cette musique, c'est d'abord les contrastes qui naissent de l'usage de clavecins différents et des groupes de sonates, puisque nombre de sonates vont par paires. C'est ensuite l'imagination extraordinaire de Scarlatti qui est arrivé à produire 555 thèmes originaux variés et disposés en forme de dôme pour la plupart, dans les sonates. On y repère en effet un « flux » en 1ère partie puis un « déflux » en 2ème partie et ce schéma est pratiquement immuable tout en permettant l'invention la plus riche et la plus débridée. C'est ainsi qu'en écoutant successivement Bach [1685-1750] et Scarlatti [1685-1757], nous avons l'impression de deux mondes entièrement différents alors que les musiciens sont strictement contemporains. De toute l'histoire de la musique, c'est l'une des oeuvres les plus importantes et les plus imposantes par sa qualité constante. Son exécution représente près de 34 heures de musique. On a calculé que pour le seul clavier, c'est 3 fois ce qu'ont écrit François Couperin ou Robert Schumann, 2 fois la durée de l'oeuvre de Frédéric Chopin ou Ludwig Van Beethoven. C'est aussi, de façon a priori paradoxale, celle où les pièces sont les plus courtes, la plupart durant entre 2 et 5 minutes, inaugurant le concept de petite forme qui sera ensuite tant utilisé par Anton Webern. Cette oeuvre ne fut pourtant que tardivement connue puisque la première édition date de 1906, établie par Alessandro Longo [éditions Ricordi]. Mais cette première édition n'était pas sans défaut : ordre des sonates bouleversé, indications arbitraires sur le phrasé, les nuances, etc. Plusieurs artistes ont enregistré quelques sonates, notamment Wanda Landowska et Vladimir Horowitz. La seconde édition critique des sonates date des années 70 et a été réalisée par Kenneth Gilbert3 [Heugel et cie.] et c'est celle que Scott Ross a suivie pour ses enregistrements. Evidemment, il faut avoir des règles d'écoute si l'on veut se lancer dans le marathon de l'intégrale. Scott Ross lui-même conseillait 20 minutes par jour [ce qui correspond à 4 sonates à peu près]. Je n'en dirai pas plus, ne sachant malheureusement pas le solfège et n'étant pas, hélas non plus, musicologue. Ce qu'en revanche je peux affirmer, c'est qu'au fil des écoutes répétées, on se repère rapidement dans l'entrelacs de ces sonates et que l'on arrive à faire des choix. Pour ma part, j'en suis à ma 30ème écoute de l'intégrale [sur cassettes, car je n'avais pas les moyens d'acheter à l'époque les 34 CD même au prix de 20 !] et je découvre tous les jours de nouveaux paysages sonores. C'est l'occasion ici de remercier les médiathèques publiques qui permettent à des amateurs peu fortunés de mettre à leur portée des trésors qui leur seraient demeurés inaccessibles [merci donc aux médiathèques de Bonneveine et saint Charles, à Marseille ou de Villeneuve-les-Salines et Crépeau à La Rochelle]. Pour approfondir l'univers de Scarlatti, je vous conseille ces liens

http://www.sankey.ws/harpsichord.html

http://patachonf.free.fr/musique/scarlatti/sonates.php?grp=ross_still

où vous découvrirez des trésors. Mais, Scott Ross ne s'est pas cantonné à Scarlatti. C'est pratiquement toute la musique pour clavecin de l'époque baroque qu'il a enregistrée : Jean Henri d'Anglebert, Haendel, Frescobaldi, Rameau, François Couperin et un début d'intégrale Bach. Voyez une discographie complète sur ce site :

http://www.medieval.org/emfaq/performers/ross.html

Pour Bach, il n'a pu enregistrer que les Variations Goldberg, les Partitas et la 2ème partie de la ClavierÜbung [le Concerto Italien et l'Ouverture à la Française]. Un Clavier bien Tempéré, enregistré au Canada en 1980, a été publié assez récemment


SR vers 1980

[Disques Pelleas, malheureusement il n'est pas précisé sur quel clavecin... Les avis sont divergents sur cet enregistrement : la revue Classica-Répertoire dont les critiques sont des plus pertinents suppute que le clavecin employé n'est pas idoine, et qu'il sonne proprement faux ; on reste rêveur... À titre personnel, j'estime que cet enregistrement est remarquable ; que le clavecin y sonne parfaitement défini et sans aucune confusion des plans sonores ; que Scott y emploie la manière française, c'est-à-dire ornemente de temps en temps et, me semble-t-il, fort à propros ; qu'il tient en somme le milieu entre l'exubérance d'une Blandine Verlet - dont la version est pour d'autres raisons remarquable - et le style sévère - un rien calviniste sans doute - d'un Gustav Leonhardt]

De cette oeuvre immense qu'il nous a laissée et outre les Scarlatti, les Partitas se distinguent. Différentes de l'approche qu'en donnent Gustav Leonhardt ou Kenneth Gilbert, elles privilégient une lecture très analytique. Les Suites de Jean Henri d'Anglebert sont extraordinaires et certaines possèdent des cadences qui les rapprocheraient presque du jazz, ne serait-ce qu'à cause des préludes non mesurés qui permettent à l'interprète de réaliser ce qu'il veut à partir d'un simple canevas harmonique. On peut aussi retrouver Scott Ross dans au moins deux cassettes vidéo. Dans l'une, il joue des oeuvres de Scarlatti et de Soler, en particulier le célèbre fandango. Le clavecin qu'il touche est un F. Blanchet, datant de 1733 conservé au château de Thoiry sur lequel il a aussi enregistré les suites de Haendel. Les peintures de ce clavecin sont attribuées à J.B. Huet. L'autre cassette le montre quatre mois avant sa mort, très diminué par la maladie, à la villa Médicis, à Rome où il donne un cours de clavecin et un petit récital [il interprète des oeuvres de Couperin, de Bach - suite anglaise - et Rameau]. Du reste, le clavecin superbe qu'il touche dans cette cassette a depuis été restauré et a servi à Christophe Rousset pour son enregistrement du Livre III de François Couperin [Harmonia Mundi].


SR vers 1988 [photo Jacques Sarrat, Paris - 2 CD Bach, 6 Partitas, Erato]

II. La mesure de Scott Ross [SR]

Trop tôt disparu, en 1989, SR n'a pu mener à bien son intégrale Bach. Il nous manque les Suites Françaises et les Suites Anglaises. Un Clavier Bien Tempéré est paru récemment [voir Classica Répertoire, n° 69, février 2005, p. 67] chez Pelléas, enregistré en 1980 : il paraît qu'il n'emporte pas la conviction mais on ne laisse pas d'être surpris en lisant que le clavecin utilisé n'aurait pas été idoine... alors que SR était on ne peut plus à cheval sur la qualité de ses instruments. Je n'ai pu encore [en ce 19 février 2005] écouter cette version. De fort bonnes versions existent déjà : celle de Blandine Verlet [Astrée], celle de Gustav Leonhardt [DHM/BMG] ou encore de Kenneth Gilbert [Archiv]. Si l'on souihaite privilégier l'aspect formel, Gilbert est à écouter; la version de Leonhardt s'impose par des qualités arachnéennes. Verlet est remarquable de contraste et de liberté. Pour piano, je recommande - en dépit des libertés incroyables qu'il prend - Glenn Gould [CBS], le seul à ma connaissance qui ait su traiter Bach sans le prendre pour un Romantique, ce qu'hélas Richter fait, ce qui constitue à mes yeux un contresens esthétique absolu. Il reste à connaître la version que donnera peut-être un jour Murray Perahia qui a déjà enregistré de superbes Suites Anglaises. SR nous laisse les Partitas ainsi que la 2ème partie de la KlavierÜbung. Ces Partitas [Erato] datent d'avril 1988 [voir Compact, n° 40, mars 1989, p. 21], à une époque où la maladie avait déjà creusé ses traits. On a dit un bien considérable de cette version et pour une grande part, nous ne pouvons que souscrire au dithyrambe. Les n° 3 et n° 5 sont empreintes d'une intensité que seul Leonhardt, avec d'autres moyens, obtient. Toutefois, on ne peut s'empêcher d'être gêné par une austérité qui confine au cénobitisme. SR semble se livrer ici à une confession absolument dramatique et perd de l'hédonisme qu'on lui connaissait dans les Suites de Haendel, datant de 1985. En somme, la version de Leonhardt paraît insurpassable à ceci près, et ce n'est pas mince, qu'il ne pratique aucune reprise. Badura-Skoda [Astrée] est hélas absolument hors sujet...


villa medicis, Rome - clavecin anonyme du XVIIe siècle -

Il se rattrape dans les merveilleuses sonates pour piano forte de Schubert [Astrée, 9 CD] mais ceci est une autre histoire. Quoi qu'il en soit, je n'ai pu trouver aucune indication sur le clavecin que touche SR dans ce CD ! D'après la sonorité, il doit s'agir du David Ley, déjà employé dans Scarlatti ou encore de l'Anonyme d'Assas : cette hypothèse semble plausible car le CD a été enregistré au Temple de Sommières (Gard) non loin du château d'Assas, près duquel SR vivait [il me semble bien que depuis la mort de SR, ce clavecin a dû être joué par Christophe Haas, il y a peu de temps]. La sonorité en est assez acidulée et il conjugue la puissance de la facture française et la délicatesse de la facture italienne. À côté des Partitas, SR nous laisse une 2ème partie de la KlavierÜbung dont les critiques ont remarqué le goût français prononcé [je veux parler bien sûr de la façon qu'a Scott de réaliser ses ornements].
En mars 1984, sans doute peu avant d'avoir entamé le marathon Scarlatti, SR s'attaquait au Suites de clavecin de Haendel, datant de 1720. Ce CD est absolument prodigieux [Erato, critiqué dans Compact, n° 45, septembre 1989, p. 37 sous la plume de Jean Gallois, auteur d'un  remarquable
Solfège sur le compositeur]. Ces Suites ont été enregistrées sur un clavecin signé David Ley, d'après F.E. Blanchet, 1733 [instrument conservé au château de Thoiry, avec des peintures attribuées à J.B. Huet, autrement surnommé « la Singerie », voir Les Clavecins, Claude Mercer-Ythier, Éditions Vecteurs]


clavecin David Ley

La matière de la musique de Haendel se prête, sous les doigts de SR, à un festival « chrono- chromique », en parfait décalage avec ce que nous avons pu entendre dans les Partitas. C'est tout à fait normal : le tissu d'apprêt n'est pas de la même envergure que celui déployé par Bach [il n'est que de voir la transformation qu'en a réalisé Glenn Gould : il a réussi à faire de la charpie en démantibulant ces Suites sur un clavecin dont sans doute personne ne voulait plus, cf. CBS]. Aussi bien faut-il nuancer sans doute ce qu'écrivait Jean Gallois :

« Contrairement à une opinion encore trop répandue, l'oeuvre pour clavecin de Haendel est d'une beauté, d'une variété, d'un intérêt constants... » [Compact, op. cit.]

En des mains aussi géniales que celles de SR, certes la beauté est au rendez-vous, et de manière incessante. Mais il nous semble que la distance entre Bach et Haendel est aussi grande que celle perceptible entre Scarlatti et Soler. Immense.


rosace du clavecin Blanchet, 1733

En 1987, SR s'attelle à ce qui devait être l'un de ses plus beaux disques : l'oeuvre de Jean Henry d'Anglebert. Il joue deux clavecins dans ce double CD [Erato] ainsi que l'orgue Pascal Quoirin de Saint- Rémy-de-Provence [voir Compact, n° 51, mars 1990, p. 27]. Deux choses dominent dans ces pièces de d'Anglebert : d'abord la grande liberté laissée à l'interprète par le biais des Préludes non mesurés qui permettent ainsi une improvisation où l'on pressent l'esprit du jazz; puis l'exubérance baroque - au sens premier du terme - dans l'ornementation [que là encore on trouve chez un Tatum]. La Deuxième Suite se dégage sans conteste, de cette somme de quarante-huit pièces par l'ampleur de l'Allemande, la splendeur de la Sarabande et l'urgence de la Gaillarde. Il faut encore insister sur les Courantes qui sont des pièces très difficiles : c'est une chose sur laquelle l'on n'insiste pas assez et très notable dans le cas de d'Anglebert, à cause de la densité ornementale. Dans cette Suite, SR touche l'anonyme du XVIIIe siècle qui trône au château d'Assas. C'est sur cet instrument qu'il a enregistré ses intégrales Couperin (1978) et Rameau (1975) :

http://www.medieval.org/emfaq/performers/ross.html


un clavecin sans maître : extrait du blog de Grugruland, Musique baroque au château d'Assas

C'est un instrument de facture française, au son clair, assez éloigné des Hemsch et Rückers. Il possède deux claviers. Son origine est mystérieuse et le voici désormais privé de son maître... On peut le distinguer sur quelques photos des pochettes de CD chez STIL et ERATO [notamment, sur un CD de compilations de sonates de Scarlatti]. Quoi qu'il en soit, si la performance de Scott est éblouissante d'un bout à l'autre de ce double CD, on ne laisse pas d'être étonné par une baisse de qualité dans l'écriture de d'Anglebert, surtout perceptible dans la dernière suite du recueil, au point qu'on en vient à se demander si tout est bien de la main du compositeur... Christophe Rousset [Decca, L'Oiseau-Lyre, clavecin Rückers de Colmar, musée d'Unterlinden ; le même que celui de Blandine Verlet dans ses Bach] a donné sa version, qui a suscité des commentaires très élogieux, mais il me semble que SR va plus loin dans la perspective agogique de cette musique.
SR va terminer sa carrière discographique en nous laissant des pièces de Frescobaldi [EMI, mars 1989, voir Compact n° 49, janvier 1990, p. 42] :  rien dans le jeu ne vient témoigner de la diminution physique de l'artiste. Ces pièces sont tirées des Primo et Secondo Libro di Toccate (1616 et 1627). SR y touche un clavecin italien [Jean Louis Val, le même qu'il emploie dans les pièces de Scarlatti allant de k32 à k93]. C'est encore Gustav Leonhardt qui lui répond, avec son CD du primo libro di Capricci, qui date de 1979 [DHM, clavecin italien du musée de Nüremberg et orgue, à Bologne]. On ne peut qu'être subjugué par la liberté intrinsèque de ces pièces géniales [notons que Rinaldo Alessandrini a donné une intégrale des Fiori Musicali sur un merveilleux instrument baroque de 1554 - Astrée, mai 1989 - qui complète à merveille les deux CD pour clavecin et orgue].

III. Résurgence

Le 12 septembre 2005, l'intégrale Scarlatti de SR reparaît chez WarnerClassics.


The Keyboard Sonatas - Scott Ross

Ce bel objet, de taille réduite par rapport à l'édition originale, comporte une plaquette qui ne fait pas moins de 255 pages. On remarque en particulier :

- un article du Times, paru en 1989, Obituary [17 juin 1989] où l'on apprend que SR se savait déjà atteint du SIDA avant d'entamer son cycle Scarlatti ;
- Hommage à Scott Ross [Denise Fasquelle] ;
- Bibliographie de base.

Après plus de 15 ans d'écoutes sur cassettes [j'avais enregistré l'intégrale sur plus de 20 cassettes en 1990, mais le clavecin passe très mal sur ce médium à cause de phénomènes de « vibrances » dans les fréquences aiguës], j'ai pu enfin acquérir ce monument !

À suivre



1 tirée d’un mémoire de maîtrise d'histoire (avec mention) à l'Université Paul Valéry de Montpellier, ayant pour thème une biographie du claveciniste Scott Ross, 1994. Directeur, Mr Chs-Olivier Carbonell.
2. k : initiale de Kirkpatrick, auteur de la 2ème classification des sonates de Scarlatti, la 1ère étant de Longo. Ralph Kirkpatrick (1911-1984) était un claveciniste qui a contribué au plan historique à une redécouverte du clavecin. On lui doit notamment un Domenico Scarlatti [JC Lattès, 1982] qui fait autorité. Alessandro Longo a publié Domenico Scarlatti e la sua figura nella storia della musica, Paris, 1900
3. Un des plus grands clavecinistes actuels ; il a notamment donné des interprétations de Rameau qui sont sublimes ; une intégrale François Couperin ; un Clavier Bien Tempéré de premier plan, etc. Il a été l'un des maîtres de Scott Ross et a contribué à l'aider alors qu'il travaillait au Canada. On peut le voir avec Olivier Beaumont dans une cassette video tournée en Bretagne où il touche un superbe Blanchet-Taskin et un orgue baroque. La cassette s'achève sur une évocation des Ombres Errantes de Couperin...